Jeanne les a effectivement côtoyés depuis sa plus tendre enfance.

Hérédité ?

Hérédité ou pas, toujours est-il que ses parents sont de bons/ de grands lecteurs.

Tout du moins son père peut-il lire en moyenne jusqu’à 4 romans de SF (Science Fiction) par semaine. Et ce, que ce soit à la pause du midi, avant le dîner jusqu’à tard le soir. Son père – que nous nommerons M. pour des raisons de commodité – lit vite et beaucoup. Tant qu parfois il en arrive à relire et quelquefois ne s’en aperçoit que tard dans sa lecture.
Quand M. est dans ses bouquins, rien ne l’atteint. On dirait qu’il se fait une bulle. Il est dans d’autres mondes, d’autres univers que la SF a, semble-t-il, créées pour lui seul.
M. lit aussi le Sciences & Vie, des BD comme Corto Maltese d’Hugo Pratt, des Comics des années 50’ – 60’. Bien souvent, ce sont des scénarios SF, fantasy.
M. partage ses lectures mais nous y reviendrons.

C., mère de Jeanne, lit pas mal aussi, moins frénétiquement : 10, 12 romans à l’année tout au plus.
Mais ses lectures sont plus variées : des best-seller d’Higgins Clark à ceux de Sulitzer, des auteurs méconnus (nda : à l’époque) comme Arturo Perez-Reverte, Anouar Benmalek, des romans appelés communément “du terroir” aussi.
C. sélectionne ses titres en fonction de l’histoire – du vécu, du poignant, bien souvent, on verse quelques larmes.

Pour résumer, nous pouvons effectivement dire que Jeanne est née dans un environnement favorable à la lecture. Mais pour y voir de l’hérédité, il nous faut au moins remonter d’une branche dans l’arbre, observer la famille dans son ensemble.


…/…

(n.b. ce texte est une copie d’un devoir qui devait rendre compte d’un
ou plusieurs profils de lecteurs pour un cours d’Histoire de la lecture/écriture,
animé par B. Chapelain – j’ai commis ceci.)

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