aujourd’hui, je reste dans le #lire..
parce qu’il me semble que l’#ecrire n’est pas prêt..
pourtant je n’ai jamais aussi peu lu, et autant écrit qu’aujourd’hui..

mais je suis tel Montano pour reprendre Enrique Vila-Matas,
suis malade de littérature, de ces mots..
à m’en rendre agraphe de tant et si peu lire..
à lire parfois des mots que j’aurais moi-même écrit (voir Skelly)

et puis..
et puis il y a vous, qui me lisez,
et c’est une étrange sensation..
j’en suis ravie oui
j’en rougis aussi, cachée de l’autre côté..
étrange impression oui
parce qu’alors que tout me semble faire écho,
vous êtes là pour m’en demander encore,
pour m’écrire d’oser,
que là, il semblerait qu’il y est une place,
là, dans ces mots,
que je peux les faire miens et vous les proposer encore..
mais vraiment ?
oui, des doutes, toujours oui..

oui, évidemment être là,
à #ecrire,
mais j’ai tant pensé que j’avais tant à #lire encore..
toujours à ne pas savoir où serait ma place,
si ce n’est au milieu de ces livres, de ces textes..
et cette peur d’être au bord de qui je pourrais être,
et cette crainte de ne pas être à la hauteur..
et ce temps qui me manque déjà pour #lire..
(sans énumérer le reste..)

oui, je ne vous cacherai pas
(et vous le savez bien)
que je ne peux m’empêcher d’#ecrire..
si cela ne tenait qu’à moi,
je passerais mon temps dans les lettres oui..

mais là,
dans ces réflexions-là,
me demande si je peux décemment,
raisonnablement.. rêver..


(inspiré par Chris Dabin – retour sur commentaire)

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