Parfois, le web va trop vite..
Et, parfois, pour peu que nous soyons curieux, que nous ayons un fond geek, nous nous retrouvons avec 1000 et 1 applications toutes utiles, bien pratiques, voire indispensables à nos quotidiens connectés.

Or, ces outils, aussi beaux et forts soient-ils, font quelquefois doublons.
C’est bien joli de vouloir tester, de réseauter au sein de chacun de ces outils.. mais nous en perdons notre HTML, nos tags, et finissons par être déconnecté de notre “réseau virtuel premier”.

Le “réseau virtuel premier”
J’admets que Twitter pourrait être ce premier chaînon, puisque ma pratique des réseaux sociaux découle de là. J’ai découvert nombre d’outils grâce / à cause de ce gazouilleur impénitent.

Flashback
Avant que de poursuivre, il me faut vous préciser mes usages du web pré-Twitter.
Je surfais, je conversais dans un forum photo (Virus Photo), j’étais sur Facebook mais très peu présente, j’avais un compte MSN, Delicious, Skype. Je bloguais et lisais mes newsletters et autres flux RSS sur Opéra.

Et puis je me suis connectée..
Ca a été comme d’ouvrir une vanne.
Derrière, le 2.0, des gens qui partagent encore et encore, qui échangent, qui débattent sur leurs pratiques professionnelles, sur la politique.
Derrière, de nouveaux usages, des effets de mode, des idées d’outils à leur réalisation.
Derrière, pour moi, un réseau, des découvertes, des connaissances plus encore liées à ce que j’aime, une veille décuplée et “quelque peu” dispersée..

Parce que Twitter est ainsi fait, au départ, tu cliques tous les liens, de peur d’en perdre en chemin, et puis tu testes de nouveaux outils, tu t’enregistres ici sur Neyyun, là sur Gizapage ou Chi.mp, tu Blip, tu Twitpic et Tumblr.. Tu Pearltrees et Feedly. Tu tweetes et retweetes..

Je ne ferai pas ici un résumé de chacun de ses outils. Je m’arrêterai aux agrégateurs – avec l’apparition de CoZop.

Il fut un temps où seul comptait nos marques-pages, nos favoris.
Puis le partage en ligne de nos liens via Delicious et confrères.
Avec les flux RSS, d’autres services sont apparus : la possibilité de suivre sur une même page nos sites et blogs préférés (Netvibes, GReader, Feedly sur Firefox, FriendFeed), et de recommander des lectures.
(Delicious me rassemblant ces recommandations automatiquement).

Tout ceci se faisait plus ou moins en solo, sans réelle connexion, pour ma part tout du moins. Des lecteurs, des abonnés certes, mais peu d’échanges au travers de ces outils.

Depuis Twitter me semble avoir décuplé, catalysé les dialogues. Chaque transmission de liens peut transiter par Twitter, filer sur Netvibes ou Feedly et repartir sur Delicious. Chaque outil est interconnecté, lié ici sur Facebook, là réuni sur Gizapage, recensé sur Diigo.

A noter que chacun de ces services à ces utilisateurs, son réseau. Les utiliser tous peut être, malgré cela, redondant, envahissant, parce que les utilisateurs que vous suivez sur GReader ou Twitter, vous les avez aussi réunis sur FriendFeed, parce que d’autres diffusent cette même information sur leur blog que vous avez agrégé sur Netvibes..

Voyez mon dilemme..
Je me mêle les pinceaux encore..
Ce qu’il me faut sans doute serait une grande refonte.. Ou bien quitter certains outils..
Mais chacun a évidemment ses spécificités, ses utilisateurs.

Pour l’instant, je suis fidèle à Feedly/GReader, Delicious agrège tout ce que je transmets, Diigo (quelque peu délaissé ces derniers temps) me laisse réunir des sources utiles à la formation, en liant avec des sujets précis (par l’intermédiaire de ses diapos de présentation), Facebook reste littéraire. Netvibes est centré sur le #lire et la #photographie, comme je le tente pour FriendFeed qui me permet d’annoter les lectures à faire (via les “Dire que ça me plaît”). FriendFeed qui recense aussi quelques-uns de mes Tumblr, pour les partager ailleurs. Lesdits Tumblr me sont autant de marques-pages, de carnets de notes et d’albums que j’en ai physiquement..

Et puis aujourd’hui.. CoZop..
un mélange de GReader, Netvibes et Twitter..
un journal presque automatique des liens recensés par ceux que tu suis sur Twitter.
Quelques paramètres (un chouilla d’actualité, un zeste de culture), quelques clics sur les articles que tu apprécies et te voici avec une revue de web rien que pour toi..
Oui, une belle idée..
Et une application supplémentaire dans mon navigateur..

Vous me direz qu’il me suffirait de “ne pas”.
Comme ce serait plus commode et moins chronophage..
Mais, comment pourrais-je tenter d’aiguiller décemment les personnes que je forme sans connaître ce qui se fait ? Comment veiller réellement si je n’observe pas certains fronts ?
Et puis certains outils sont bien commodes depuis mon mobile.. GReader pour partager, Netvibes pour lire par exemple.

Il y aurait pourtant une leçon à tirer de mes usages du web, que j’essaie d’appliquer.
Pour chaque service, pour éviter l’éparpillement, la redondance, tenter une classification par thème, pour permettre une sédimentation.