tant de colère de rage
à avoir tenu tout le jour
tenir..
je ne pensais pas qu'il me fallait tenir
et puis un mot, une image..
et la digue cède..
alors tout cède
plus rien pour re-tenir
encore
et même là même là rien ne vient
pas un mot pas une lettre pour oser s'avancer
comme si apeurés effrayés
alors que tous se bousculent là au creux
mais rien ne vient
je ne demande pas grand chose je crois
juste tout sortir tout écrire
qui le vent qui la mer qui ce souffle
j'étais entrée là sans colère ni rage
m'y retrouve enfermée fermée
épuisée
à terre
et je me retrouve au creux des vagues
je les entends..
si sourdes..
et je revois leurs sourires
je perds pied

shhhhhh.. shhhhh..

au loin..
quelques voiles..
et moi..
les pieds dans le sable..
à attendre l'écume m'effleurer
pour..
peut-être..
égrener le temps à ses côtés