finalement que les mots viennent ou pas ils arrivent quand et comme ils l'entendent
et puis parfois c'est en marchant en Avignon en bonne compagnie, se faufiler, se glisser dans un concert ou patienter devant un bonbon à la craie qu'enfin la vue se libère
parfois les mots arrivent plus incongrus - quand tu as de la visite - là s'en devient gênant agaçant - oui, rester hôte malgré tout, ne pas leur faire faux bond, même chez toi
parfois aussi ils te saisissent en plein élan et là tout se bouscule et s'enchaînent
et
s'enrayent
et ne trouve plus l'écho ou si loin
tends l'oreille rien ne vient
ce n'est déjà (d'ailleurs) pas l'été indien
moui..
on ne m'y reprendra pas
(du moins, je crois)

(oui.. je crois aussi que je pourrais rester toute la nuit à écrire encore des sornettes mais ça ne rimerait à rien - je préfère
un silence
une ballade
une pensée)